Mardi 21 février 2012
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L'association Libertés-Culture rend hommage à Missak Manouchian, résistant immigré exécuté le 21 février 1944 pour avoir participé à la
Résistance pour la libération de la France.
Lecture-musicale
en hommage à Missak Manouchian
Résistant immigré
amoureux de la France à en mourir
Mercredi 22 février à 19H30
Café Le Maréchal,2 avenue Foch
(Près de la gare)
Missak Manouchian a été fusillé le 21 février 1944 pour sa
participation à la Résistance comme 22 autres immigrés.
Missak
Manouchian est né dans une famille de paysans arméniens en Turquie. Orphelin d'un père mort durant le génocide arménien et d'une mère victime de famine.
En 1925, Missak et son frère
Karabet débarquent à Marseille, sans doute grâce à un réseau d'immigration clandestine.
Missak se fait embaucher comme tourneur aux usines Citroën, afin de subvenir à leurs besoins. Karabet décède cependant en 1927. Missak est licencié au moment de la grande crise économique du
début des années 1930.
En 1934, suite aux événements du 6 février, Missak adhère au parti communiste.
À partir de 1941 et en 1942, il est entré dans le militantisme clandestin.
En février 1943, Manouchian est versé dans les FTP-MOI, groupe des Francs-tireurs et partisans - Main-d'œuvre immigrée de Paris.
Au matin du 16 novembre 1943, Manouchian est arrêté en gare d'Évry Petit-Bourg. Sa compagne Mélinée parvient à échapper à la police. Missak Manouchian, torturé, et vingt-trois de ses camarades
sont livrés aux Allemands de la Geheime Feldpolizei19 (GFP) qui exploitent l'affaire à des fins de propagande. Le tribunal militaire allemand du Grand-Paris juge 24 des résistants arrêtés20,
dont Manouchian, en présence des journalistes de la presse collaborationiste qui dénoncent le « cynisme » des accusés, c'est-à-dire le fait qu'ils assument pleinement les attentats qu'ils ont
commis. Parmi eux, 10 sont sélectionnés pour la composition de l'Affiche rouge, où apparaît l'expression « l'armée du crime ». Le tribunal prononce 23 condamnations à mort.
Le 21 février 1944, les 22 hommes du groupe des condamnés à mort sont fusillés au Mont-Valérien, en refusant d'avoir les yeux bandés, tandis qu'Olga Bancic va être transférée en Allemagne et
décapitée à la prison de Stuttgart le 10 mai 1944
Par Sara HORCHANI
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