Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 00:57

Par Gaza Youth Breaks Out Collectif de jeunes artistes et militants associatifs de la bande de Gaza

 

Merde au Hamas. Merde à Israël. Merde au Fatah. Merde à l’ONU et à l’Unrwa (1). Merde à l’Amérique ! Nous, les jeunes de Gaza, on en a marre d’Israël, du Hamas, de l’occupation, des violations permanentes des droits de l’homme et de l’indifférence de la communauté internationale.

 

Nous voulons crier, percer le mur du silence, de l’injustice et de l’apathie de même que les F16 israéliens pètent le mur du son au-dessus de nos têtes, hurler de toute la force de nos âmes pour exprimer toute la rage que cette situation pourrie nous inspire. Nous sommes comme des poux coincés entre deux ongles, nous vivons un cauchemar au sein d’un autre cauchemar. Il n’y a pas d’espace laissé à l’espoir, ni de place pour la liberté. Nous n’en pouvons plus d’être piégés dans cette confrontation politique permanente, et des nuits plus noires que la suie sous la menace des avions de chasse qui tournent au-dessus de nos maisons, et des paysans innocents qui se font tirer dessus simplement parce qu’ils vont s’occuper de leurs champs dans la zone «de sécurité», et des barbus qui se pavanent avec leurs flingues et passent à tabac ou emprisonnent les jeunes qui ont leurs idées à eux, et du mur de la honte qui nous coupe du reste de note pays et nous enferme dans une bande de terre étriquée.

 

On en marre d’être présentés comme des terroristes en puissance, des fanatiques aux poches bourrées d’explosifs et aux yeux chargés de haine ; marre de l’indifférence du reste du monde, des soi-disant experts qui sont toujours là pour faire des déclarations et pondre des projets de résolution mais se débinent dès qu’il s’agit d’appliquer ce qu’ils ont décidé ; marre de cette vie de merde où nous sommes emprisonnés par Israël, brutalisés par le Hamas et complètement ignorés par la communauté internationale.

 

Il y a une révolution qui bouillonne en nous, une énorme indignation qui finira par nous démolir si nous ne trouvons pas le moyen de canaliser cette immense énergie pour remettre en cause le statu quo et nous donner un peu d’espoir. Le dernier coup qui a encore aggravé notre frustration et notre désespoir s’est produit le 30 novembre, quand des miliciens du Hamas ont débarqué au siège du Sharek Youth Forum (www.sharek.ps, une organisation de jeunesse très active à Gaza) avec leurs fusils, leurs mensonges et leur agressivité. Ils ont jeté tout le monde dehors, arrêté et emprisonné plusieurs personnes, empêché Sharek de poursuivre ses activités ; quelques jours plus tard, des manifestants regroupés devant le siège de Sharek ont été agressés, battus et pour certains emprisonnés.

 

C’est vraiment un cauchemar au sein d’un autre cauchemar que nous vivons. Il n’est pas facile de trouver les mots pour décrire la pression qui s’exerce sur nous. Nous avons difficilement survécu à l’opération «Plomb durci» de 2008-2009, quand Israël nous a systématiquement bombardé la gueule, a détruit des milliers de logements et encore plus de vies et de rêves. Ils ne se sont pas débarrassés du Hamas comme ils en avaient l’intention mais ils nous ont fichu la trouille pour toujours, et le syndrome du «stress post-traumatique» s’est installé à jamais en chacun de nous, parce qu’il n’y avait nulle part où fuir les bombes.

 

Nous sommes une jeunesse au cœur lourd. Nous portons en nous un poids tellement accablant qu’il nous empêche d’admirer le coucher de soleil : comment pourrait-on, alors que des nuages menaçants bouchent l’horizon et que des souvenirs effrayants passent dans nos yeux à chaque fois que nous les fermons ? Nous sourions pour cacher la douleur, nous rions pour oublier la guerre, nous gardons l’espoir pour ne pas nous suicider tout de suite.

 

Au cours des dernières années, Hamas a tout fait pour prendre le contrôle de nos pensées, de notre comportement et de nos attentes. Nous sommes une génération de jeunes qui se sont déjà habitués à évoluer sous la menace des missiles, à poursuivre la mission apparemment impossible qui consiste à mener une existence normale et saine, et nous sommes à peine tolérés par une organisation tentaculaire qui s’est étendue à travers notre société, tel un cancer malveillant déterminé à détruire dans sa propagation jusqu’à la dernière cellule vivante, la dernière opinion divergente, le dernier rêve possible, à paralyser chacun de nous en faisant régner la terreur. Et tout ça arrive dans la prison qu’est devenu Gaza, une prison imposée par un pays qui se prétend démocratique.

 

A nouveau l’histoire se répète dans toute sa cruauté et tout le monde a l’air de s’en moquer. Nous vivons dans la peur. Ici, à Gaza, nous avons peur d’être incarcérés, interrogés, battus, torturés, bombardés, tués. Nous avons peur de vivre parce que chaque pas que nous faisons doit être sérieusement considéré et préparé, parce qu’il y a des obstacles et des interdits partout, parce qu’on nous empêche d’aller où nous voulons, de parler et d’agir comme nous le voulons et même parfois de penser ce que nous voulons, parce que l’occupation colonise nos cerveaux et nos cœurs, et c’est tellement affreux que c’est une souffrance physique, que nous voulons verser des larmes de révolte et de colère intarissables.

Nous ne voulons pas avoir de haine, ressentir toute cette rage, et nous ne voulons pas être encore une fois des victimes.

 

Assez ! Nous en avons assez de la douleur, des larmes, de la souffrance, des contrôles, des limites, des justifications injustifiées, de la terreur, de la torture, des fausses excuses, des bombes, des nuits sans sommeil, des civils tués aveuglément, des souvenirs amers, d’un avenir bouché, d’un présent désespérant, des politiques insensées, des politiciens fanatiques, du baratin religieux, de l’emprisonnement. Nous disons : ASSEZ ! Ce n’est pas le futur que nous voulons !

 

Nous avons trois exigences : nous voulons être libres, nous voulons être en mesure de vivre normalement et nous voulons la paix. Est-ce que c’est trop demander ? Nous sommes un mouvement pacifiste formé par des jeunes de Gaza et des sympathisants de partout ailleurs, un mouvement qui continuera tant que la vérité sur ce qui se passe chez nous ne sera pas connue du monde entier, et à tel point que la complicité tacite et la tonitruante indifférence ne seront plus acceptables.

 

Ceci est le manifeste pour le changement de la jeunesse de Gaza !

Nous allons commencer par rompre l’occupation qui nous étouffe, par nous libérer de l’enfermement mental, par retrouver la dignité et le respect de soi. Nous garderons la tête haute même si nous rencontrons le refus. Nous allons travailler nuit et jour pour changer la situation lamentable dans laquelle nous nous débattons. Là où nous nous heurtons à des murs, nous construirons des rêves.

Nous espérons que vous qui lisez maintenant ces lignes, oui, vous, vous nous apporterez votre soutien. Pour savoir sous quelle forme c’est possible, écrivez sur notre mur ou contactez-nous directement à freegazayouth@hotmail.com

Nous voulons être libres, nous voulons vivre, nous voulons la paix.

(1) Agence de l’ONU crée en 1948 pour prendre en charge les réfugiés palestiniens.

Traduit de l’anglais par Bernard Cohen

Par Horchani Sara - Publié dans : Paix Initiatives
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Samedi 23 juillet 2011 6 23 /07 /Juil /2011 00:51

drapeau syrie.jpgAujourd'hui, des citoyens syriens innocents et pacifiques sont assassinés simplement pour avoir réclamé leurs droits fondamentaux.
C’est la même oppression sécuritaire et la même corruption généralisée qui ont kidnappé, volé et martyrisé les Syriens qui les assassinent aujourd'hui en tirant sur les manifestants.
Nous, cinéastes syriens, signataires du présent appel, considérons que toute réfome qui ne débuterait pas par le retrait de l'armée des rues de nos villes, par l'arrêt de la terreur pratiquée par les services de renseignement à l'encontre de paisibles citoyens et par l'abandon à jamais de l'emprisonnement politique, serait une réforme mensongère.
Nous appelons tous les cinéastes arabes et mondiaux à aider à l'arrêt de ces tueries et à leur dénonciation et à proclamer leur solidarité avec le peuple syrien et avec ses rêves de justice, de liberté et d'égalité

Le lien pour passer les signatures de cinéastes en ligne:
www.PetitionOnline.com/SYRFILM1/

Par Horchani Sara - Publié dans : Droits humains initiatives
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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 23:15

 

Un groupe de jeunes blogueurs soudanais a lancé un mouvement intitulé Love From Sudan pour promouvoir la paix entre le Nord et le Soudan du Sud au lendemain de l’indépendance officielle le 9 juillet du Sud. Ils ont réalisé des messages vidéo et audio pour établir des liens d’amitiés entre les deux Etats

 

Par Horchani Sara - Publié dans : Paix Initiatives
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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 00:46

Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme

 

15. avril : A Tunis et au Caire, des femmes et des hommes de tous âges et de tous bords se sont levés pour exiger la liberté, la dignité, la justice et la démocratie. Cette révolte des peuples a fait chuter des régimes dictatoriaux, en place depuis des décennies et réputés inamovibles. Elle a prouvé au monde entier la possibilité du changement et suscité un immense espoir de progrès démocratique dans la région.

Les femmes, autant que les hommes, ont joué et jouent un rôle majeur dans ce processus. Sachant que la démocratie ne peut être qu’égalitaire, il est fondamental que les femmes bénéficient d’une citoyenneté pleine et entière, dans la loi et face à la loi. Les droits des femmes sont parties intégrantes des droits humains,indivisibles et universels. Dans toutes les sociétés, l’égalité entre les femmes et les hommes ne peut se concevoirque par la sécularisation du droit et la prééminence absolue des droits humains universels sur toute considérationculturelle ou religieuse.

Nous appelons les pays euro-Méditerranéens, tous signataires de la Convention pour l’élimination de toutes formes de discrimination envers les femmes (CEDAW), à assurer la citoyenneté pleine et entière des femmes de cette région, sans aucune discrimination. Elles doivent participer, autant que les hommes, aux constructions constitutionnelles, aux instances parlementaires et dirigeantes, et se voir garantir l’effectivité des leurs droits.

C’est pourquoi nous appelons les Etats à adopter les mesures visant à garantir l’égalité, promouvoir la parité et protéger les femmes contre toutes les formes de violence contre l’intégrité physique des femmes. Nous dénonçons toutes les formes de répression des mouvements de contestation qui ont entraîné des arrestations, des violences, des viols et des morts par milliers.

Nous appelons l’Union européenne et les gouvernements européens, dont certains ont soutenu et continuent à soutenir les régimes dictatoriaux et corrompus de la région, à mettre en oeuvre des politiques respectueuses de la démocratie et des droits fondamentaux, tant dans les accords bilatéraux que multilatéraux, et à encourager les processus de démocratisation dans l’intérêt commun de toute la région.

Nous appelons toutes les forces démocratiques du Sud et du Nord à exprimer leur solidarité avec les révolutions en cours en Tunisie et en Egypte, ainsi qu’avec les mouvements des peuples portés par la jeunesse dans les autrespays du Maghreb et du Moyen-Orient. Nous soutenons leur lutte pour la dignité, l’égalité, la liberté, la justice etla démocratie, pour rendre ces changements irréversibles et pour concrétiser les aspirations des peuples de la région.

Nous appelons surtout les jeunes, premier-es acteurs et actrices de ces révolutions, à construire ensemble de nouvelles sociétés, en imposant le respect intégral du droit et de d’égalité .

Kamel Jendoubi, Président Réseau Euro-méditerranéen des droits de l’homme

Par Horchani Sara - Publié dans : Droits des femmes Initiatives
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Mercredi 20 juillet 2011 3 20 /07 /Juil /2011 23:18

Nous sous signataires, démocrates, militants -es, artistes, intellectuels, hommes de lettres, syndicalistes et acteurs associatifs au Maroc et à l’étranger, nous condamnons le recours systématique à la violence policière et aux menaces d’arrestation et d'assassinat à l’encontre des manifestants(es) pacifistes du mouvements social au Maroc, et les mesures restrictives des libertés fondamentales telles que l’interdiction de manifester pacifiquement et de s’exprimer publiquement , prises par les autorités à l’encontre du mouvement social du 20 février et particulièrement à l'encontre des représentants syndicales, défenseurs des droits humains qui dénoncen t les mauvaises conditions de vie et de travail, mais aussi la corruption, l’escroquerie et la mauvaise gestion des services publics.

C'est dans ce sens que nous sommes particulièrement préoccupés de la poursuite judiciaire et l’arrestation abusive des deux militants démocrates et dirigeants syndicaux de la ville de Bouarfa ; M. KABBOURI Seddik, Secrétaire général de l'Union locale de la Confédération Démocratique du Travail CDT, membre de l’Association Marocaine des Droits Humains (AMDH) et Coordinateur de la Coordination contre la cherté de la vie et la dégradation des Services publics, M. MAHJOUB CHenou, Président du Syndicat des Employés de la Promotion nationale CDT et Activiste au sein de la dite Coordination. Et nous exigeons leur libération immédiate et inconditionnelle, et exprimons notre solidarité totale avec la population de Bouarfa en lutte pacifiquement pour ses droits légitimes .

Nous appelons également les organisations politiques, associatives et syndicales à se mobiliser afin de permettre à la population de Bouarfa de réaliser son vœu de liberté et de justice sociale.

Rejoindre et signer la pétition :

solidarite_bouarfa05@yahoo.fr

Avec le soutien de : CDT, AMDH, PSU, ANNAHJ ADDIMOCRATI, ANDCM, UMT-FNSA, UMT-FINANCES, UMT-Fédération Nationale des Ouvriers et Fonctionnaires des Collectivités Locales, ATTAC Maroc, ODT-Bureau Exécutif, Conseil National d’Appui au Mouvement du 20 Février Rabat, Observatoire Marocain des Libertés Publiques, Coalition marocaine des organisations des Droits Humains Rabat, Groupe AMDH Paris, AMDH Madrid, PADS EUROPE, ASDHOM Paris ,FVJ France, Forum Citoyenneté Solidarité Des Marocains en Europ, Parti Communiste Français PCF, Nouveau Parti Anticapitaliste NPA france, Parti de Gauche France, Maroc Solidarite 05 Gap France, Respaix Conscience Musulmane France, Mouvement des MRE Démocrates Amsterdam, Observatoire Tunisien des Droits et Libertés Syndicales Tunis, Groupe de Travail CGT Espagne, Groupe de travail CGT EUROPE, CGT FEDERALE Espagne, EMCEMO Amsterdam, Union Syndical Solidaire France, Parti du Travail Belgique, EGALITE Belgique , Parti Communiste d'Espagne (ma rxiste-léniniste) , Collectif Afrique, M.T.P-S Dakar, A.R.I Coordinacion Obrera Sindical (COS) Catalonia.... (liste ouverte )
LA LISTE DES SIGNATAIRES

Pour plus d'information consulter le blog suivant :

http://solidaritebouarfa-cyberaction.blogspot.com

Par Horchani Sara - Publié dans : Libertés-Culture soutient
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Mercredi 29 juin 2011 3 29 /06 /Juin /2011 17:11

Les migrations au festival du film des droits humains de Dijon

29 novembre 19H30

Gymnase François Chambelland



Rencontre avec la photographe Manon Ott autour
de son livre “Birmanie, sous surveillance” et son
court-métrage “Yu”



RESF: Un réseau de résistances


Cinq court-métrages sur les actions du Réseau
Education Sans Frontières dans les Bouches du
Rhônes entre 2006 et 2007



Migrants des Etats-Unis défendent leurs droits
Made in L.A



La révolte de trois immigrées clandestines travaillant
aux Etats-Unis pour un sous-traitant d’une grande
chaîne de magasins de mode américaine.



Dimanche 30 novembre 18H00

Gymnase François Chambelland

Par Horchani Sara - Publié dans : libertes-culture
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 00:00

Venez avec une bougie pour protester contre l'exécution de Troy Davis.
Journée mondiale d'action pour Troy Davis le 23 octobre
Mobilisez vous pour la justice !



Manifestation pour Troy Davis
jeudi 23 octobre
18H00
Place de la Libération

Venez avec une bougie pour protester contre l'exécution de Troy Davis.



Qui est Troy Davis?

L’Histoire de Troy Davis :

La Cour suprême américaine a finalement rejeté mardi 14 octobre le dernier recours de Troy Davis, un Noir américain condamné à mort en Géorgie (sud-est) pour le meurtre d'un policier blanc et qui clame son innocence. Ce rejet ouvre la voie à une exécution imminente.
Le 23 septembre dernier pourtant, la plus haute juridiction des Etats-Unis avait suspendu, à peine deux heures avant l'échéance, l'exécution de ce condamné à mort de 39 ans, dont 17 passés dans le couloir de la mort.
Troy Davis a été condamné en 1991 pour le meurtre d'un policier blanc, abattu de nuit lors d'une altercation en août 1989 sur le parking d'un fast-food à Savannah (Géorgie), sur la base de neuf témoignages, dont sept se sont depuis dédits. Il n'a jamais nié avoir été présent sur les lieux mais a toujours assuré ne pas être le tireur.
En juillet 2007, le comité des grâces de l'Etat avait déjà suspendu l'exécution 24 heures avant, afin d'analyser les nouveaux éléments présentés par les avocats de Troy Davis.

Troy Davis doit être exécuté le 27 octobre 08 à 19h00, heure locale, (le 28 octobre, à 1h du matin heure française).



Le 23 octobre est la journée internationale de mobilisation pour Troy Davis.

Par Horchani Sara
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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 23:49

Le mois dernier, la journaliste soudanaise Lubna Ahmed al-Hussein portait
un pantalon pour se rendre au restaurant - et elle encourt maintenant 40
coups de fouet pour « s'être vêtue de façon sensationnelle ». Joignez-vous
au Comité des femmes écrivaines du PEN International (International PEN
Women Writers' Committee) et protestez contre le traitement d'al-Hussein,
qui a transformé son affaire en une contestation de la validité des lois
sur l'indécence publique pour les femmes qui portent le pantalon.

Al-Hussein, qui est également championne des droits de la personne et
employée de la Mission des Nations Unies au Soudan, a été arrêtée début
juillet en même temps que plusieurs autres femmes par la Police de l'ordre
public et inculpée en vertu du code pénal. Au moment de son arrestation,
elle portait un pantalon, un chemisier et un hijab. La plupart des autres
femmes arrêtées en même temps qu'elle ont plaidé coupable et ont reçu 10
coups de fouet. Lubna a demandé un avocat et a entrepris de rechercher la
publicité.

Elle a envoyé 500 invitations à son procès - espérant que le public serait
là et qu'il déciderait par lui-même si elle est inculpée de manière
équitable. Si elle est reconnue coupable, elle a l'intention d'envoyer
d'autres faire-part du même genre pour qu'on assiste à sa flagellation.

Entre-temps, le chroniqueur Amal Habbani a été condamné à verser une amende
pour avoir pris la défense de Lubna dans un article intitulé « Lubna : Une
affaire de soumission du corps de la femme », parce qu'il diffame la Police
de l'ordre public, alors que plusieurs autres journalistes ont été détenus
pendant qu'ils couvraient la bataille judiciaire.

Al-Hussein publie sa chronique « Les hommes parlent » depuis des années
dans les journaux soudanais, où elle critique les pratiques du gouvernement
et où elle affronte les fondamentalistes.

« Le gouvernement soudanais devrait faire preuve d'autant de courage
qu'al-Hussein et déclarer son opposition à ses écrits au lieu de recourir à
cette tactique brutale afin de la faire taire », déclare le Réseau arabe
d'information sur les droits de la personne (Arabic Network for Human
Rights Information, ANHRI), qui fait des pressions en sa faveur depuis son
arrestation.

Jusqu'à maintenant, les autorités ont reporté deux fois le procès; une
audience est prévue pour le 7 septembre. Entre-temps, on l'a empêchée, à
l'occasion, de se rendre à l'étranger.

Pour protester contre le traitement d'al-Hussein et de ses co-accusées,
écrivez à l'ambassade du Soudan la plus près de chez vous ou à la Mission
permanente du Soudan aux Nations Unies. On trouvera des précisions sur le
site web du PEN d'Angleterre :
http://www.englishpen.org/writersinprison/bulletins/sudanjournalistfacesflogging

Par Horchani Sara
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Mercredi 20 avril 2011 3 20 /04 /Avr /2011 23:46

Enfin les Jeux de la honte finis…
N’oublions pas le calvaire qui continue pour tous les dissidents chinois.


« Je l’ai trouvée devant ma porte. Un soir, que je rentrais chez moi. Partout, elle me fait escorte. Elle est revenue, elle est là. » La solitude est à Barbara ce qu’était l’amertume pour moi. Pendant ces quinze jours, l’amertume me poursuivait à chaque fois que j’entendais quelque part les mots "JO Pékin".
Condorcet n’acceptait pas que l’on s’enrichisse aux dépens des travaux et souffrances des esclaves. A sa manière, je ne pouvais pas contempler ce stade étant à l’origine de tant d’expulsions de Chinois, de tant de privations de droits.
Difficile de succomber à la fête lorsque d’autres succombent sous des balles ou sont en prison pour avoir exprimé leur opinion, défendu un dissident ou accompli le travail d’un journaliste.
Impossible de laisser couler une larme d’émotion lorsque d’autres pleurent leur liberté confisquée ou bien la vie d’un fils tué lors de ce 4 juin 1989. En cette place où était partie le marathon.
Le courage de Hu Jia, de Yang Zili ou de Chen Guang et d’autres dissidents chinois doit amener la solidarité et le soutien de ces personnes se battant pour le progrès des droits humains en Chine.

Ils nous implorent de ne pas fermer les yeux sur les violations des droits humains en Chine. Avec eux, on ne peut pas dire : "On ne savait pas".
Dans ces Jeux de la honte, on ne peut pas dire que l’on ait fait du record en courage.
Pas un Tommie Smith ni de John Carlos.
Tous les mauvais coups contre les libertés ont été permis. Déjà l’attribution des jeux Olympiques à Pékin, les promesses non tenues, une préfecture de Police qui tente d’interdire une manifestation près de l’ambassade de Chine. L’apothéose a évidemment été la participation de Sarkozy à l’ouverture des Jeux.
En cette 60e année d’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, on se dit tristement que beaucoup de travail reste à faire avant l’application des droits humains pour tout être naissant dans n’importe quel pays.

Par Horchani Sara
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Jeudi 30 juillet 2009 4 30 /07 /Juil /2009 20:07

Samedi 1er août - 11H00 - Place François Rude



Le comité de soutien à Aung San Suu Kyi organise un rassemblement samedi 1er août, en réaction au verdict du procès d’Aung San Suu Kyi.


Selon toute vraisemblance, Aung San Suu Kyi sera jugée coupable et écopera d’une peine de prison pouvant aller jusqu’à cinq années d’emprisonnement. Ce verdict sera rendu vendredi par la cour militaire birmane à l’issue d’un procès éminemment politique, dans lequel elle était inculpée pour ne pas avoir empêché l’intrusion à son domicile d’un ressortissant américain.


Dirigeante du parti d’opposition et Prix Nobel de la Paix , Aung San Suu Kyi a déjà passé quatorze années assignée à résidence, soit plus de 5000 jours privée de liberté. Après la tentative d’assassinat à son encontre en mai 2003, la junte militaire tente maintenant de l’évincer définitivement de la vie politique birmane, et ce afin d’organiser les élections de 2010 sans aucune opposition démocratique.


IL FAUT SE MOBILISER ET EXIGER SA LIBERTE,

AINSI QUE CELLE DE TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES !

Nous vous attendons nombreux pour démontrer à la junte birmane que la population française est solidaire d’Aung San Suu Kyi et la soutient dans son combat.




Contact : Comité dijonnais de soutien à Aung San Suu Kyi

c/o Association Liberté-Culture
Par Horchani Sara - Publié dans : libertes-culture
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Je ne suis pas d'accord
avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu'au bout
pour que vous puissiez le dire.
Voltaire

   

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