La première est née en Algérie, émigrée depuis trente ans en France et aime tchacher avec sa copine Monique. Fatima a un avis sur (presque) tout : les boucheries musulmanes “pas dijscrètes dans leur religion”, l’intolérance de ces jeunes, comme son neveu Yanis, qui portent “des robes longues et mettent du khôl dans les yeux alors qu’ils veulent pas que les femmes se maquillent”, son amitié avec Freddy, algérien comme elle et juif pas comme elle mais qui, l’un comme l’autre, parlent toujours de “chez nous” en évoquant la France… Bref, Fatima raconte son algéritude et sa françitude, comme lui a expliqué sa fille diplomée…
Pour parler de la France, Fatima dit souvent “chez nous”. Pour parler de l’Algérie, Fatima dit souvent “chez nous”. Pour parler des attentats en Israël, en Espagne, en Irak, s’indigner des injustices en Algérie, en Palestine ou des inégalités au coin de sa rue parisienne, Fatima dit souvent “chez nous”…
Hayat est la fille de Fatima (qui en est très fière) : universitaire, grande voyageuse, cette trentenaire représente la seconde génération issue de l’immigration – les Beurs d’aujourd’hui. Elle aussi, tchache beaucoup… De la discrimination positive, du parisianisme, du foulard islamique, des relations homme-femme, d’algéritude, de francitude. Comme sa mère, elle mélange volontiers les géographies. Parce que toutes deux les visitent avec un même regard : ouvert, tolérant et ludique à la fois. Chez elles, c’est chez nous, chez vous, chez les autres… c’est partout où il faut se sentir concerné. Partout où on doit être solidaire.
Renseignements et réservations : 0 892 68 36 22
– Tarif plein : 8 € et Tarif réduit : 5 €, Carteculture : 5,50 €
– tout public
– Durée : 1h20
| Le 08 Décembre à 20h30 |
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